L'article

29
octo
2014

Affaire Rocancourt : Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d’Etat de Mitterrand, placé en garde à vue

Source : Vincent Vantighem/20minutes.fr

« Je serai à Paris lundi matin, avait-il confié au Monde. Je me mettrai à disposition de la justice. » Kofi Yamgnane n’a pas menti. L’ancien secrétaire d’Etat à l’Intégration, des gouvernements d’Edith Cresson et de Pierre Bérégovoy, a été placé en garde à vue, ce mercredi, dans le cadre d’une enquête pour « trafic d’influence » lié à Christophe de Rocancourt, celui que les médias ont surnommé « l’escroc des stars ».

Une jeune Marocaine qui voulait des papiers

Ancien ministre socialiste et ancien candidat à l’élection présidentielle du Togo, Kofi Yamgnane est soupçonné d’avoir accepté, le 29 janvier lors d’une soirée, une enveloppe contenant 3.000 euros en liquide d’une jeune Marocaine de 26 ans qui cherchait à obtenir une procédure de régularisation en France. En échange, il aurait promis d’intervenir auprès de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, afin d’obtenir des papiers pour la jeune femme.

Répondant au nom d’Asmaa Kartoubi, cette jeune femme aurait mené les mêmes démarches auprès de l’avocat Marcel Ceccaldi, de l’ancien chef du GIGN Christian Prouteau et de l’escroc des stars Christophe de Rocancourt. Tous trois sont déjà mis en examen dans cette affaire.

Des courriers et une écoute téléphonique

Ce mercredi, c’est donc au tour de Kofi Yamgnane d’être convoqué par les enquêteurs. Selon Le Monde, les policiers sont en possession de documents qui détaillent les démarches entreprises. Tout d’abord des courriers échangés entre Marcel Ceccaldi et Kofi Yamgnane dans lesquels l’avocat donne à l’ancien ministre « les informations nécessaires » « dans la perspective de votre rendez-vous avec M. Cazeneuve ». Mais aussi une écoute téléphonique où Marcel Ceccaldi et Christophe de Rocancourt évoquent ce sujet. Interrogé dans le cadre de la procédure, le ministère de l’Intérieur avait indiqué qu’aucun rendez-vous entre Kofi Yamgnane et Bernard Cazeneuve n’avait eu lieu. Au Monde, Kofi Yamgnane avait indiqué qu’il réservait « ses réponses aux juges ». Comme les trois autres mis en examen, il pourrait risquer une peine de cinq ans de prison et 500.000 euros d’amende.



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