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17
déce
2014

Cameroun-Bertoua:le pouvoir aurait-il rendu fou le chef de secteur Douane de l’Est

source : correspondance du Président de la COMICODI

Yaoundé, le 17 décembre 2014 Madame le Directeur Général Douanes camerounaises
Réf : 703/DEN/1214

Objet : dénonciation des dérives autoritaires et anarchiques du chef de secteur Douane de l’Est et des menaces potentielles sur l’ordre et la sécurité publique


Madame le Directeur,

La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination vous présente ses compliments, et se fait un devoir, d’éveiller votre précieuse attention, sur les dangereuses dérives autoritaires du chef de secteur Douane de l’Est, basé à Bertoua.

Dans la soirée du 15 décembre 2014, ce haut fonctionnaire gare son véhicule à l’entrée d’un magasin, parce qu’il se rend à côté à l’agence Orange, pour ses courses privées. Et parce que les responsables du magasin, en l’occurrence SOCOPRAL, l’implorent de déplacer le véhicule pour laisser stationner un camion chargé de sucre en provenance de Mbadjock, l’homme se met dans tous des états, menace, et bientôt fait débarquer ses collaborateurs pour un contrôle inopiné, soutient-il. Il invente donc son contrôle, arrache les documents du véhicule, et fait intervenir sur le site les éléments de l’ESIR(police).

C’est à ce moment que nous sommes saisis à Yaoundé. Nous ferons intervenir le délégué régional de la sureté nationale, lequel enjoindra aux policiers de quitter la scène. Mais, le chef de secteur, va recourir à d’autres complices policiers, pour emmener le chef d’agence, le chauffeur et son aide. Ils seront molestés copieusement. C’est le commandant de compagnie informé, qui interviendra pour faire recouvrer la liberté aux victimes. Le douanier en dépit des papiers conformes de la cargaison, du véhicule et des responsables, mettra les scellés sur le conteneur, pour paralyser le véhicule, et pour rien. POUVOIR FOU ?
Le jour suivant, le préfet informé, intimera l’ordre au chef de secteur, de laisser le véhicule et sa cargaison, et de cesser le trouble. Peine perdue, puisque le grandiloquent douanier ne s’exécutera pas, prenant la route pour ses affaires à Yaoundé. Il faudra encore la colère du Préfet, pour changer le cours des choses, et comment ?

Voilà, madame la Directrice générale, un collaborateur très extraordinaire, dans une région des plus sensibles, et à un moment où nous avons le plus grand besoin de la cohésion entre les populations et les pouvoirs publics. Ce genre de fonctionnaire est pire que Boko Harma et pire que tous les terroristes du monde. A lui seul il peut mettre le feu au pays et bouleverser l’ordre public, après avoir montré une insubordination totale et impensable face aux autres pouvoirs d’Etat. A la fin, il vous dira qu’il faisait ou avait voulu faire un contrôle, ce qui est totalement faux. Monsieur n’a pas simplement accepté que l’on lui dise de déplacer son véhicule, et partant, il s’est cru en douanier au-dessus de toutes les lois, autorisé à faire sa loi, ses contrôles, ses abus partout.
Comment allons-nous rendre le pays attractif pour les investissements ? Les nationaux délocalisent vers les pays frontaliers et même lointains comme en Angola, pendant que les étrangers nous boudent et ne viennent même plus, à cause de tels comportements.

En tout état de cause, la commission dénonce avec la dernière énergie, les travers fascistes et criminels de ce haut fonctionnaire des douanes. Nous exigeons une enquête totale et sérieuse avec des sanctions au bout du processus.

Le Commissaire spécial, le délégué régional de la sécurité, le commandant de compagnie, le préfet, le Sous préfet de Bertoua 2ème, peuvent témoigner à suffire de ce qui s’est passé. Il est grand temps de purger tous les corps d’Etat des délinquants sans foi ni loi, lesquels croient que servir l’Etat, s’est construire sa chefferie partout où ils se trouvent avec une parcelle de pouvoir.
Il n’y a, par dessus tout, aucune peine à convenir, que si nous avons une guerre ardue et ponctuelle à mener contre des terroristes de Boko Harma et autres bandits, nous avons une autre guerre autrement plus pénible et cette fois permanente à mener contre des hauts fonctionnaires criminels et véreux qui chaque jour, menacent l’unité nationale, attaquent la fortune publique, sèment la corruption, entretiennent la discrimination, et sapent l’image et le crédit international de notre pays./.
Dans l’attente, croyez, madame, à l’assurance de note haute considération citoyenne./.
Le Président de la Commission
SHANDA TONME
Médiateur universel

Copie : SG/PR
PM
MINFI



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