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16
déce
2015

Cameroun : Médaillé de l’ordre de la valeur, le célèbre bassiste Richard Bona snobe le régime Biya

Richard Bona, célèbre bassiste camerounais, a refusé, de recevoir ce mardi, à Yaoundé, la médaille d’officier de l’ordre de la valeur que lui a décerné la Grande Chancellerie des ordres nationaux.

L’artiste de renommée internationale a refusé de recevoir la médaille d’officier de l’ordre de la valeur que lui a décerné le régime de Yaoundé.

Pour motiver son refus, l’artiste a évoqué sur sa page Facebook, des raisons politiques, liées à l’exigence d’un visa aux camerounais possédant un passeport, autre que celui du Cameroun.

Voici ce qu’écrivait Bona Pinder Yayumayalolo, mieux connu sous le nom de Richard Bona, sur internet en octobre 2014, pour faire valoir son refus de revenir au Cameroun, « malgré mon attachement inébranlable pour mon pays, je dois prendre une décision qui n’engage que moi. Je n’y mettrai plus mes pieds tant qu’on me demande un visa d’entrée. A un moment, il faut être cohérent. En consultant les textes de mon pays, je ne suis plus camerounais…Alors, je resterai ainsi cohérent avec la loi. Jusqu’à nouvel ordre ».

Ne souhaitant plus jamais être invité, pour les fêtes nationales, il ajoutera « don’t call me again ».

Cette prise de position de l’artiste a soulevé un tollé dans l’opinion et au sein de la diaspora camerounaise, dont la majorité pense que la loi camerounaise sur la nationalité n’est pas adaptée au temps.

Les camerounais de la diaspora estiment ne pas comprendre comment certains barons du régime, qui possèdent la double nationalité bénéficient des faveurs.

Ils peuvent aller hors du Cameroun avec leurs passeports français ou suisses…. Et, en revenir avec leurs passeports camerounais, alors que la loi au Cameroun sans exigence de visa.

L’artiste s’était dit respectueux du drapeau camerounais, mais, opposé à une loi à deux vitesses. Au grand regret de ses fans qui espéraient le (re)voir à Yaoundé. Pour l’instant, le régime Biya ne semble pas montrer assez d’ouverture pour l’adoption d’une nouvelle loi sur la nationalité.

Armand Ougock, Yaoundé

Source : Koaci



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