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15
juil
2015

Cancer : pourriez-vous mieux vous protéger ?

Une alimentation déséquilibrée serait responsable de 9,2% des cancers, selon une étude britannique. L’Institut national du cancer en France lance donc un autotest en ligne afin d’évaluer le risque individuel de cancer.

De la consommation d’alcool ou du coup de soleil, quel est celui qui augmente le plus le risque de cancer ? Et le stress, quel rôle joue-t-il dans l’apparition d’une tumeur ? C’est pour remettre les idées au clair sur la prévention du cancer que l’Institut national du cancer (INCa) a lancé récemment une campagne d’information autour d’un autotest réalisable en ligne « en 3 minutes ».

L’outil, très simple d’utilisation, vise à aider chacun à évaluer son propre risque de cancer sur la base de ses habitudes de vie (sport, alimentation, protection solaire) et à donner des conseils d’hygiène de vie en conséquences. « 40% des cancers ont des facteurs de risques évitables, mais le grand public, et même parfois les professionnels de santé, les connaissent mal », rappelle Agnès Buzyn, présidente de l’INCa. « Les baromètres que nous réalisons régulièrement ont révélé que les gens ont tendance à surestimer le poids des facteurs faibles ou hypothétiques, comme la prédisposition génétique, qui n’explique que 10% des tumeurs, ou le stress dont l’impact n’a jamais été prouvé. À l’inverse, ils sous-estiment l’importance du comportement, sans doute parce qu’il est plus facile de se dire que le risque est subi », poursuit-elle.

Pour faire passer le message, les spécialistes de l’INCa ont établi une hiérarchie des facteurs de risque les plus déterminants, d’où ressort le poids écrasant du tabagisme et de la consommation d’alcool dans la survenue de cancers. « À lui seul, le tabac favorise l’apparition de cancers dans 17 parties du corps différentes, rappelle le Dr Jérôme Viguier, directeur du pôle de Santé publique et soins à l’INCa. Et 8 à 9% des cancers sont liés à la consommation d’alcool. »

Lors de cette campagne de sensibilisation, une attention particulière a été portée au volet nutrition. « Face au déferlement d’articles et de régimes se revendiquant anticancer, il nous a semblé important de faire un point scientifique », explique Agnès Buzyn. Les conclusions sont résumées dans une brochure, téléchargeable en ligne sur le site de l’INCa. On y apprend que l’alcool augmente avec certitude le risque de cancer de la bouche, du côlon et du sein et du foie ; que la viande rouge et la charcuterie favorisent le cancer colorectal ; que le sel est impliqué dans le cancer de l’estomac, de même que les compléments alimentaires à base de bêta-carotène pris à fortes doses, également montrés du doigt dans le cancer du poumon. À l’inverse, les fruits et légumes ont des vertus protectrices avérées contre les cancers de l’estomac, du côlon, de l’œsophage, du poumon et de la bouche, et les produits laitiers, sur les cancers du côlon et du sein.

Le test ne prend toutefois pas en compte des données importantes de risque individuel, notamment les antécédents personnels ou familiaux de cancer. « Le but était d’insister sur ce que les gens peuvent changer, explique Agnès Buzyn. Mais je dirais que chez les personnes qui ont des antécédents, nos recommandations sont encore plus vraies ».

Source : Le Figaro Santé



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