L'article

11
juin
2009

Douala : Le maire de Bangangté accusé d-avoir cassé une caméra de Stv

Liliane Nyatcha, journaliste à Stv, une télévision basée à Douala, exige que le maire de Bangangté, Mme Célestine Ketcha Courtes, achète une caméra neuve pour son cameraman Jules Epoh. Elle l’exige en compensation d’une autre camera que le maire a fait détruire le dimanche 7 juin 2009, à en croire la journaliste.

La caméra endommagée, dit-elle, appartenait au cadreur Jules Epoh. Liliane Nyatcha a déposé à ce sujet, dimanche, au commissariat du 1er arrondissement à Bonanjo, une plainte contre dame Courtes pour destruction de biens, violences et outrage aux forces de l’ordre. Le caméraman Jules Epoh a confié au Jour qu’à la demande de Liliane Nyatcha, il s’est rendu ce dimanche-là, aux environs de 17h, au consulat de France à Douala pour filmer le renouvellement du bureau des Français de l’étranger. Mais alors que de l’extérieur il filmait le consulat et les mouvements des électeurs devant le bâtiment, le maire Bangangté a ordonné à un policier de l’en empêcher. L’appareil saisi a été remis à un commissaire en service au commissariat central n°1.

Mme Zipfel, épouse du leader de la liste concurrente à celle de Mme le maire à ce scrutin, avait été reçue ce dimanche dans la journée sur le plateau d’une émission de Liliane Nyatcha, pour parler des élections européennes. Ce qui aurait vexé Célestine Ketcha, d’après Jules Epoh. Notre consoeur Nyatcha rapporte qu’une fois alertée par le cadreur de Stv, elle est descendue sur les lieux. Après discussions, elle a pu obtenir du commissaire la restitution de la caméra. Cependant, non contente de ce dénouement, Mme Ketcha Courtes a ordonné à certaines personnes d’arracher de nouveau la caméra pour empêcher Stv de diffuser les images contenues dans la bande. C’est dans ces circonstances que la camera aurait été cassée.

Pour sa part, Mme Ketcha Courtes, qui est mariée à un Français, raconte que celui qui tentait d’arracher la caméra était plutôt un électeur. Celui-ci était mécontent d’avoir été filmé par le caméraman, pourtant prié de partir après sa première interpellation par la police. Mme le maire exclut par conséquent toute idée de remplacer, à ses frais, la camera détruite. Elle dit avoir plaidé en faveur du cameraman et obtenu du commissaire la restitution de la caméra confisquée, ce, bien qu’elle ait été la cible des films réalisés. Pour Mme Courtes, il s’agit d’une manipulation organisée par Mme Zipfel qui pensait nuire à sa personne et donc à sa liste, à travers la diffusion à la télévision des images montrant le maire de Bangangté parmi les participants à un scrutin français.

Source : Lejour



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Les commentaires (1)

  • Commentaire 5768 social bookmarking service
    le 6 juin 2013  à 08:24

    QDNsj9 I loved your blog.Really looking forward to read more. Great.

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