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23
mai
2016

France : En fin 2015, La dette publique reste bloquée au-dessus des 2100 milliards d’euros

À 96,9% du PIB, la dette a été toutefois en très légère baisse au troisième trimestre 2015, note l’Insee. L’institut confirme par ailleurs une croissance du PIB de 0,3% sur cette période et un rebond du pouvoir d’achat des ménages.

• Une dette qui explose toujours les compteurs

2103,2 milliards d’euros. C’est le montant de la dette publique de la France calculée à la fin du troisième trimestre par l’Insee. Rapportée à la richesse nationale, cette dette, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 96,9% du PIB. Le ratio de la dette à la fin du troisième trimestre est donc supérieur à l’objectif affiché par le gouvernement français pour 2015 (96,3%). La dette est cependant en légère baisse par rapport au trimestre précédent où elle atteignait 2105,4 milliards d’euros, soit 97,6%.

La contribution de l’État à la dette a décru de 1,1 milliard d’euros sur la période. Selon l’Insee, « cette baisse provient pour l’essentiel de la dette négociable à court terme », qui s’est établie en recul de 2 milliards d’euros. Au troisième trimestre, la contribution à la dette des administrations publiques locales (Apul) a également diminué, de 1,6 milliard d’euros. En revanche, celle des administrations de sécurité sociale a augmenté faiblement, de 500 millions d’euros, surtout du fait de l’Unedic (+1,1 milliard), de la Cnaf (+900 millions) et de l’Acoss (+800 millions).

Selon Bercy, après avoir explosé à partir de 2007, la dette publique de la France doit se stabiliser en 2016 avant de refluer en 2017, sans atteindre le seuil symbolique de 100% du PIB.

• Le rebond de la croissance confirmé

La croissance du PIB a de son côté bel et bien atteint 0,3% au troisième trimestre en France, après avoir stagné lors du trimestre précédent, selon l’estimation de l’Insee. Le commerce extérieur a contribué négativement à l’évolution du PIB (-0,7% après +0,4% au 2T), les exportations s’étant repliées (-0,6% après +2%) tandis que les importations ont accéléré (+1,8% après +0,7%).

Dans sa dernière note de conjoncture, l’Insee a annoncé tabler désormais sur une hausse du PIB de 0,2% pour le quatrième trimestre, contre 0,4% prévu jusqu’alors, en ralentissement après le +0,3% du troisième trimestre. Cette baisse n’aura toutefois pas d’impact sur la prévision de croissance pour l’ensemble de l’année, estimée par l’Insee à 1,1%, un niveau inédit depuis quatre ans mais qui reste inférieur à celui de la zone euro (1,5%).

• Légère hausse de la masse salariale

Du fait de cette relative embellie après un deuxième trimestre morose, le revenu disponible brut des ménages (RDB) a progressé de 0,7%, après une hausse de seulement 0,2% au trimestre précédent. La masse salariale reçue par les ménages a ainsi augmenté de 0,4%, après +0,2% au deuxième trimestre, le salaire moyen versé par les entreprises ayant progressé (+0,3%) alors qu’il avait précédemment stagné. « Du fait de la baisse des prix de l’énergie », qui a fait reculer les prix de dépenses de consommation, « l’effet de l’accélération du revenu des ménages est amplifié », souligne l’Insee, qui évalue la hausse du pouvoir d’achat des Français à 0,9%. Comme la consommation des ménages a augmenté plus faiblement que leur pouvoir d’achat, leur taux d’épargne a aussi grimpé, à 15,5% de leur revenu, contre 15% précédemment.

Le taux de marge des entreprises non financières a lui aussi progressé (+0,3 point), à 31,2%, « soutenu par le recul des prix de l’énergie, qui améliore les termes de l’échange ».

• La météo impacte plus la consommation des ménages que les attentats

La consommation des ménages en biens s’est repliée de 1,1% en novembre, soit la plus forte contraction enregistrée depuis janvier 2014, selon l’Insee. Cette baisse est principalement due à « la chute de la consommation d’énergie » et au « recul des dépenses d’habillement », explique toutefois l’Insee, qui attribue ce repli principalement aux températures clémentes de l’automne et non aux attentats. Contacté par l’AFP, l’Insee n’a pas exclu un effet sur la consommation des attaques du 13 novembre, mais a précisé que cet impact n’était « vraisemblablement pas significatif ».

Selon l’Insee, la baisse des dépenses en énergie a atteint en novembre 5,6%, soit le plus fort recul depuis juin 2013. « Les températures moyennes de novembre ayant été particulièrement douces après un mois d’octobre un peu frais, les dépenses de chauffage » se sont amoindries. Les dépenses en textile, habillement et cuir ont quant à elles reculé de 4,7% , après avoir déjà baissé de 1,2% en octobre et 0,6% en septembre. Ce repli est là encore « probablement du fait de températures clémentes », selon l’institut. Les dépenses en biens durables ont en revanche légèrement rebondi (+0,5% après -2,0% en octobre), les achats d’automobiles s’étant stabilisés après la forte baisse du mois précédent (+0,1% après -3,5%). La consommation alimentaire a elle aussi progressé (+0,6%), pour la première fois depuis juin 2015, du fait notamment d’une « consommation accrue de produits agroalimentaires ».

Source : Le Figaro



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