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18
janv
2016

Gabon : Affaire « Ali Bongo n’a pas été élu » pour le premier ministre français - Le Gabon rappelle son ambassadeur

Interpellé à plusieurs reprises par un comique français sur la présence d’Ali Bongo à la marche pour Charlie à Paris, le premier ministre français a estimé dans la nuit de samedi à dimanche que le président Ali Bongo n’avait pas été élu ... Les propos de Manuel Valls dans « On n’est pas couché » samedi soir suscitent la polémique au Gabon. Selon RFI, l’ambassadeur de France Germain Ngoyo Moussavou a même été rappelé pour consultation.

"Ali Bongo n’a pas été élu ... pas comme on l’entend" s’est exprimé Manuel Valls invité d’une émission du service public français ("On est pas couché", Emission hebdomadaire de Laurent Ruquier sur France 2, ndlr) en réponse à l’humoriste Jeremy Ferrari qui à multiples reprises, s’en est violemment pris au président gabonais.

En effet, le comédien a estimé que la présence de celui qu’il considère comme un "dictateur" africain lors de la marche aux côtés de François Hollande était aussi inacceptable qu’incompréhensible.

En réponse, Valls après avoir exprimé son sentiment sur l’arrivée au pouvoir en 2009 d’Ali Bongo, a pris en exemple viable, comme pour contrebalancer son propos, l’élection jugée démocratique du président malien IBK, lui aussi présent lors de la marche en janvier 2015.

Après l’épisode clos de la nationalité et de l’extrait d’acte de naissance, cette sortie du premier ministre français sera sans nul doute récupérée par l’opposition gabonaise qui s’apprête à affronter, même s’il n’a pas annoncé pour l’heure sa candidature, Ali Bongo lors de la présidentielle qui devrait se tenir en aout prochain.

Ces quelques mots ont suscité la colère de la présidence gabonaise et ravis ses opposants. Le ministre de l’Intérieur a exprimé à la télévision sa « surprise » alors que les « deux pays entretiennent d’excellentes relations ». « Manuel Valls confirme ce que nous savions déjà. Ali Bongo doit tirer les conclusions de son imposture », a lui confié à RFI l’opposant Richard Moulomba Moumbo, président de l’Arena, Alliance pour le renouveau national.

Ali Bongo, fils du président Omar Bongo, a été élu en 2009. Son élection avait été validée par la Cour constitutionnelle après l’examen de 11 recours en annulation. L’opposition avait alors dénoncé une « mascarade ».

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Source : KOACI et le Parisien



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