L'article

14
octo
2015

LE SCANDALE Bygmalion : Sarkozy « UN MENTEUR SELON LAVRILLEUX »

Nicolas Sarkozy «  ne sait pas assumer » ses responsabilités dans le système de fausses factures qui a alimenté sa campagne présidentielle en 2012, accuse Jérôme Lavrilleux, qui fut le directeur adjoint de cette campagne, dans un entretien avec L’Obs publié mercredi 13 octobre. Mis en examen dans cette affaire, M.Lavrilleux accuse même son ancien patron de « se défausser ».

« Il dit : “C’est pas moi, c’est Copé.” » Il se défausse, il vit dans un monde irréel et ne sait pas assumer. Les grands chefs sont pourtant ceux qui assument. L’ingratitude est la marque des faibles. »

Lors de son audition début septembre par la police, Nicolas Sarkozy a reconnu l’existence d’un système de fausses factures entre l’UMP et Bygmalion, une société contrôlée par des proches de M. Copé. M. Lavrilleux affirme, lui, que c’est l’ensemble des comptes de campagne qui a « dérapé  », « et pas seulement le budget consacré aux meetings », principalement mis en cause. Ils ont « débordé de tous les côtés », juge M. Lavrilleux, qui fut également le directeur de cabinet de l’ex-président de l’UMP, Jean-François Copé, dont il reste un proche.

Les enquêteurs ont la conviction que des fausses factures ont permis d’imputer à l’UMP environ 18,5 millions d’euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat, afin de dissimuler un dépassement du plafond légal des dépenses fixé à 22,5 millions d’euros. M. Lavrilleux estime que la campagne a coûté au total 50 millions d’euros. Il dit avoir subi des tentatives d’intimidation de la part de proches de M. Sarkozy.

« Il m’arrive d’avoir peur. Je n’ai pas envie d’apprendre à nager dans 20 centimètres d’eau comme Robert Boulin. J’ai dit à mes proches que si un jour j’avais un accident de voiture, il faudrait faire une expertise. C’était de l’humour noir... quoique ».

"Nicolas Sarkozy ment", accuse encore jérôme Lavrilleux, en réponse aux affirmations de l’ancien chef de l’Etat pour qui Jérôme Lavrilleux, malgré ses dénégations, était au courant de l’état financier de sa campagne présidentielle.

Mis en examen le 15 juin pour usage de faux, recel d’abus de confiance, complicité d’escroquerie et complicité de financement illégal de campagne électorale, Jérôme Lavrilleux a cherché depuis le début de l’afffaire à minimiser son rôle dans l’élaboration de ce système de facturation. Devant les juges en juillet, il avait affirmé n’avoir qu’un rôle de superviseur, tandis que l’ancien directeur de campagne et ex-chef de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, Guillaume Lambert, avait pour sa part assuré que M. Lavrilleux avait pesé pour imposer la filiale de Bygmalion, Event & Cie, comme prestataire des meetings.



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