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17
juil
2015

La Chine, première destination des investissements directs étrangers

La Chine a détrôné les États-Unis en 2014, selon le dernier rapport des Nations unies. Les investissements directs étrangers ont marqué le pas l’an dernier, pénalisés par une conjoncture économique fragile et des risques géopolitiques.

Les investissements directs étrangers (IDE) ont subi un trou d’air en 2014 après deux années de progression. Selon le dernier rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), ils ont reculé de 16 %, à 23.000 milliards de dollars, pénalisés par la conjoncture économique fragile et des risques géopolitiques. En première ligne, les pays développés enregistrent un recul de 28 %, à 499 milliards de dollars, atteignant le niveau le plus bas depuis 2004.

« Il faut toutefois nuancer ce résultat, explique Axèle Giroud, économiste onusienne, car il s’accompagne d’une reprise des fusions acquisitions ». Ainsi, la chute très significative des IDE aux États-Unis (de 231 à 92 milliards de dollars entre 2013 et 2014) s’explique par le désinvestissement de multinationales, dont 130 milliards de dollars pour la seule opération du britannique Vodafone qui a cédé Verizon Wireless. Sans cette opération extraordinaire, les IDE réalisés aux États-Unis seraient restés au même niveau. Les États-Unis détrônés

Résultat, les États-Unis sont détrônés par la Chine, qui devient la première destination mondiale des flux d’investissement, juste devant Hongkong. Malgré une baisse de régime de la locomotive chinoise, les IDE ont progressé de 123 à 128 milliards de dollars qu’il faut aussi mettre en perspective avec une forte progression à Hongkong de 39 %. Les Coréens et les Japonais ont montré un regain d’appétit pour l’empire du Milieu avec une hausse respective des IDE de 30 % et 39 % ainsi que les Américains (+21 %).

Autre tendance, souligne Axèle Giroud, c’est surtout le secteur des services qui bénéficie en Chine de cet afflux de capitaux étrangers, dans la distribution, la finance et les transports. Alors que l’investissement dans l’industrie tend à diminuer, en raison de la hausse des coûts de la main d’œuvre. Libéralisation dans les services

Cela étant, le poids croissance des services se vérifie également à l’échelle mondiale grâce à une libéralisation croissance, que ce soit via les accords commerciaux, une plus grande ouverture à la concurrence des services et une croissance des chaînes de valeur mondiale. Les services représentent les deux tiers du stock mondial d’IDE.

Selon les projections de la Cnuced, qui s’appuie aussi sur des enquêtes réalisées auprès des multinationales, le trou d’air ne devrait pas durer. Les prévisions tablent sur une progression de 40 % des IDE dans le monde d’ici 2017. « La Chine, l’Inde et les États-Unis sont les trois pays les plus cités par les entreprises », note Axèle Giroud qui insiste sur le développement des flux Sud-Sud. Un chiffre à l’appui : en cinq ans, entre 2009 et 2013, le stock d’investissements entre économies en développement a augmenté de 1700 à 2900 milliards de dollars. Et leur part dans le total des flux a atteint un niveau record de 35 % contre 13 % en 2007.

Source : Le Figaro



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