L'article

15
avri
2015

La Chine rallie près de cinquante États à sa nouvelle banque

Washington et Tokyo considèrent la future AIIB comme un rival potentiel de la Banque mondiale et de la Banque asiatique de développement.

La Chine vient de remporter une incontestable victoire diplomatique et économique et d’infliger un camouflet aux États-Unis et au Japon. Pas moins de quarante-sept pays ont déclaré, avant l’échéance du 31 mars fixée par Pékin, vouloir devenir actionnaires de la nouvelle Banque de développement des infrastructures en Asie (AIIB selon l’acronyme anglais) lancée en octobre dernier par la Chine.

Alors que les États-Unis et le Japon ont refusé de rejoindre l’AIIB, vue comme un instrument destiné à étendre l’influence politique et financière chinoise, leurs principaux alliés - le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Corée du Sud, l’Australie et Taïwan - se sont ralliés à la nouvelle organisation chinoise. Washington et Tokyo considèrent la future AIIB comme un rival potentiel de la Banque mondiale et de la Banque asiatique de développement (BASD), deux établissements restés dans leur giron depuis près d’un demi-siècle où la Chine cherche en vain à peser davantage.

Les pays comme la France, qui ont décidé de participer à la banque chinoise, y voient la double opportunité d’accéder aux marchés asiatiques à forte croissance, ainsi qu’au marché financier chinois en pleine expansion. Ils affirment qu’en participant à cette institution, ils pourront mieux garantir le respect de la transparence et des normes sociales et environnementales pour les projets d’infrastructures financés au Vietnam ou aux Philippines par exemple. Pour ne pas rater cette vague chinoise, le Japon n’exclut pas finalement, selon l’un de ses ambassadeurs, de rejoindre à son tour l’AIIB en devenir.

Source : Le Figaro



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