L'article

12
octo
2015

La crise de l’or a virtuellement coûté cher à la Chine et la Russie

Alors que le précieux métal a atteint il y a quelques semaines son plus bas niveau depuis cinq ans, les deux plus gros acheteurs de lingots ont virtuellement perdu 5,4 milliards de dollars en seulement quelques semaines de crise.

Il y a quelques semaines, le cours de l’or a fortement chuté. Pire : en juillet, il tombait à son plus bas niveau depuis cinq ans soit 1077 dollars l’once, l’unité traditionnelle de masse d’or. Une once représente aujourd’hui environ 28,35 grammes. La raison ? Une hypersensibilité du métal précieux à l’évolution des taux d’intérêt américains. Or, Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale américaine (ou FED), a plaidé il y a quelques semaines pour une hausse des taux directeurs dès septembre aux États-Unis. Une décision qui a bousculé deux acteurs majeurs du secteur : la Chine et la Russie.

Selon Bloomberg, l’effondrement de l’or a virtuellement coûté aux deux pays 5,4 milliards de dollars (environ 2 milliards pour la Russie, 3,4 milliards pour la Chine), soit 4,94 milliards d’euros. Rien d’étonnant, puisque la Chine et la Russie sont tous deux devenus les plus gros acheteurs d’or ces six dernières années. La Chine a ainsi augmenté de 57% ses avoirs de métal jaune depuis 2009 alors que la Russie a doublé ses réserves. Des réserves cependant touchées à la fois par les attentes d’une hausse des taux américains et par un dollar plus fort.

Un marché insensible à la crise grecque

Malgré les craintes, le marché de l’or s’était pourtant montré insensible lors des crises grecque et chinoise de ces dernières semaines, ces dernières provoquant des « incertitudes » économiques sur les marchés financiers. Une situation instable alors que, pour la première fois depuis six ans, la Banque centrale de Chine (PBOC) a publié l’état de ses réserves d’or, soit 1685 tonnes, ce qui place le pays au cinquième rang mondial des détenteurs de réserve.

Les détenteurs d’or sont aujourd’hui les premiers concernés par cet effondrement, le métal étant plus que jamais dépendant de la valeur du dollar. En juillet, la Russie a pourtant investi massivement dans l’or, portant ses réserves à 1275 tonnes (septième place mondiale), selon les données fournies par le Fonds monétaire international. Selon certaines estimations, l’or pourrait flirter avec la barre des 1000 dollars d’ici la fin de l’année.

Source : Le Figaro



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