L'article

24
mars
2015

Le front social Ivoirien en ebullition : Greve illimitée des enseignants et des étudiants

"Elèves, étudiants et travailleurs se révoltent contre Ouattara", titre un journal de la place Abidjanaise ce matin. "Scène de guerre hier à Abidjan : L’ecole paralysée dans tout le pays", barre à sa une un autre journal, qui ajoute que 25 étudiants ont été arrêtés et plusieurs autres, blessés lors des affrontement avec les force de l’ordre. "Medecins et douaniers, bientôt dans la danse : les promesses non tenues rattrappent-elles le régime ?" s’interroge une autre parution.

Les étudiants de l’université Felix Houphouët Boigny de Cocody, ont été gazés très tôt par la police. Les forces de l’ordre ont dispersé par gaz lacrymogènes les syndicats d’étudiants qui devraient tenir une manifestation, suite à la grève déclenchée d’hier matin. Une course poursuite entre les deux entités a été constatée sur le campus.

Selon la plate-forme des syndicats d’étudiants, aucune solution n’a été trouvée à leur revendication malgré les discussions avec les autorités. « Logement, transport, condition insupportable d’études (manque de micro, table banc, resto, de salle de TD, annulation repêchage au BTS et BAC, cotisations tout azimut au lycée -carte d’étudiants et augmentation de scolarité » , sont entre autres les griefs des étudiants contre les autorités.

Notons que, ladite grève est étendue aux grandes écoles, établissements secondaires du pays et prendra fin mercredi prochain. Les étudiants des quatre unités de formation et de recherche (Ufr) des universités publiques (médecine d’Abidjan, médecine de Bouaké, d’odontostomatologie d’Abidjan et des sciences pharmaceutiques d’Abidjan) ont ainsi mis hier à exécution leur mot d’ordre de grève illimitée. Ainsi, à l’initiative du syndicat national des étudiants en sciences de la santé (Syness), aucun cours n’a eu lieu les stages dans les Chu de Cocody et de Treichville suspendus.

Les quatre Ufr sus-indiquées sont fermées. Ces étudiants exigent des autorités universitaires, l’équipement de tous les laboratoires. Hier matin, de nombreux étudiants en sciences de la santé de l’université de Cocodys, en blouse blanche et bandeau rouge noué à la tête, ont marché de l’Ufr des sciences médicales, adossée au CHU de Cocody, à l’esplanade de la Présidence de l’Université Cocody pour un sit-in. Ebegui Didier, secrétaire général du Syness, conduisait cette marche pacifique. Sur les pancartes, l’on pouvait lire ceci : « On veut aller à l’école », « équipez nos laboratoires », « A la maison depuis septembre 2014 », « Nous voulons une année complète ». « Depuis la deuxième année à la thèse, on est bloqués, faute de matériels. Les cours de deuxième année en médecine sont arrêtés sur décision du décanat. Les professeurs ont raison. On ne peut pas être en médecine sans faire de dissection de cadavre » a dépeint un étudiant de la situation dramatique qu’ils vivent. Une délégation du Syness a été reçue par le vice-président de l’université de Cocody.



repondre Réagir à cet article    

Les commentaires (0)

> L'ARTICLE EN IMAGE
> L'AUTEUR
> Audience
  • 124 visites
> Faire suivre l'info

ARTICLES SIMILAIRES


 
Administration