L'article

4
juin
2015

Le manioc, une plante méconnue dans ces principes thérapeutiques

Le manihot esculenta – son nom scientifique – est un arbuste vivace originaire d’Amérique du Sud, de la famille des euphorbiacées (plantes à latex) comme la carapate ou le ricin.

Des fouilles archéologiques attestent que le manioc était cultivé il y a 2000 ans au Mexique et il y a 4 000 ans au Pérou. Il constituait l’aliment de base des Amérindiens à l’arrivée des Européens. Plus tard, les Portugais l’introduisirent en Afrique, où il est aujourd’hui bien plus cultivé et consommé que partout ailleurs dans le monde dans toutes ces formes :

* les feuilles sont consommées ;

* les tiges sont utilisées comme bois de cuisine ;

* les tubercules sont utilisées après transformation sur toutes ses formes (garie, "miondo" ou baton de manioc, couscous de manioc, wata foufou ..... Etc) ;

En fait, le manioc est riche en hydrates de carbone et en acide cyanhydrique (HCN), un poison extrait par les Amérindiens pour y tremper les pointes de lances et de flèches. Il existe deux espèces de manioc : le manioc amer (Manihot utilissima) et le manioc doux (Manihot opi). Le manioc amer doit être lavé et bouilli afin d’éliminer l’acide cyanhydrique ; le manioc doux peut être épluché et consommé cru.

A l’état naturel, le manioc frais ne se garde pas très longtemps. Pour le conserver plusieurs mois, on coupe en tranches le tubercule cru ou légèrement bouilli que l’on fait sécher au soleil.

Mais cet excellent tubercule permet d’autres utilisations. Sans gluten et riche en protéines, le manioc a également des vertus médicinales.

– Contre la diarrhée : boire un demi-verre d’eau mélangé à une cuillerée à café de moussache (farine de manioc).

– Pour les brûlures d’estomac : consommer la farine que l’on mélange dans un yaourt, du lait ou de la soupe.

– La poudre de talc connue pour ses propriétés adoucissantes et d’absorption de l’humidité, peut être remplacée par la farine de manioc qui protège la peau contre les rougeurs et calme les démangeaisons.

– pour retrouver l’appétit : Râper finement le tubercule de manioc. Ajouter un peu de sucre et consommer tel quel.

Les feuilles de manioc sont utilisées au traitement thérapeutique de certaines maladies comme les brûlures, l’anémie, la conjonctivite, etc.

– en cas de brûlures : faire sécher les feuilles de manioc au soleil. Les écraser finement à la pierre et verser la poudre sur les lésions. Celle-ci va absorber le liquide secrété par les brûlures et cicatriser la plaie.

– pour la conjonctivite : Râper finement le tubercule de manioc pour en extraire le liquide laiteux. Mettre quelques gouttes dans chaque œil.

- Pour l’anémie, faire extraire le jus des feuilles du manioc pour 1/2 verre et faite un mélange d’égal volume avec du lait écrémé ; ceci pendant trois et le flux sanguin se régénère par son taux d’hémoglobine.

– le manioc peut être efficace contre la fièvre. Une simple infusion de feuilles de manioc peut abaisser la température du corps de quelques degrés lorsque prise deux fois par jour. Ce type d’infusion peut également être efficace contre la diarrhée et les maux d’estomac.

En complement :

La faine de manioc riche en amidon est utisee dans la formulation des colles dans les industries papetieres alimentaires et confiserie.

L’amidon de manioc est aussi utilisee dans l’industrie textle pour augmenter la rigidite des fils de coton (linge).

L’amidon est aussi une plate forme dans la recherche de synthese des biopolymeres biodegradables pour remplacer les polymesres d’origine "fossils petroleum" dans les industries d’emballage et de plastiques (à cause de sa faible empreinte de carbone" low carbon footprint" because of its biological origin( biodegradable and renewable – grand axe de recherches industrielles au Brezil et aux USA dans l’objectif de la diversification energetique et la lutte contre les changements climatiques du aux emissions de carbon…

Personnelement, je suis co-auteur de plusieurs publications scientifiques sur l’utilisation des carbohydrates d’origine biologique ou les residues agricoles dans la formulation de la nouvelle génération des polymeres biodégradables : amidon et acid lactic de mais (Polylactic acid (PLA pour emballage des chis de mais), amidon de manioc (formulation des yaourts, colles pour papiers, biscuits, épaississeur des sauces et bières, formulation en pharmacie pour delivrer les molecules et enzymes sensibles en remplacement de la cellulose (capsules en pharma…emballages et conditionnement des antibiotiques sensibles au pH, chitosan des residus de poissons et crevettes dans la formulation pharmaceutique, … nous avons beaucoup à faire ….

David TEGUIA KAMOGNE Délégué Biomédical



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