L'article

28
avri
2016

Le plein emploi est revenu aux États-Unis

Le taux de chômage américain est retombé à 5% l’an dernier, retrouvant un niveau d’avant la crise financière. Les créations d’emplois ont bondi bien plus que prévu. Autant d’arguments pour que la Fed remonte prochainement ses taux.

Les créations d’emplois aux États-Unis l’an dernier ont largement dépassé les prévisions. Les centaines de milliers de postes nouveaux recensés par le Département du travail reflètent un rebond bien venu après deux mois durant lesquels les recrutements avaient fléchi. D’ailleurs, Octobre 2015 a été le meilleur mois pour l’emploi l’année dernière.

Le taux de chômage lui aussi surprend agréablement, retombant de 5, 1% en septembre, à 5% en octobre. On retrouve ainsi le niveau de chômage d’avril 2008, antérieur à la crise financière. Si on ajoute à ce tableau encourageant, un gain de 0,4% des rémunérations horaires le mois dernier, on peut conclure que la Réserve fédérale dispose de suffisamment d’arguments pour abandonner le mois prochain sa politique de taux directeur pratiquement nul.

C’est du reste la conclusion de nombre d’investisseurs. Dans les minutes qui ont suivi la publication de ces chiffres, l’euro a plongé de plus d’un pourcent. La devise européenne se rapproche d’1,07 dollar, en anticipation de hausses graduelles de taux par la Fed à partir de la mi-décembre, date de la prochaine réunion du comité monétaire de la banque centrale des États-Unis. En effet au moment où la Fed prépare une hausse de taux, la BCE au contraire semble préparer de nouvelles mesures exceptionnelles d’assouplissement de l’offre de crédit pour contrer le risque de déflation en Europe.

Le risque de déflation s’éloigne

La dernière hausse de taux par la Fed remonte à 2006. Beaucoup de traders sont même trop jeunes pour s’en souvenir. Citant le ralentissement marqué en Chine et les turbulances sur les marchés, mi-septembre, Janet Yellen et ses collègues avaient supris en maintenant à pratiquement zéro le taux des « fed funds », celui auquel les banques se prêtent entre elles des liquidités. Cette politique monétaire anormalement généreuse est en vigueur depuis la fin 2008, époque où l’économie américaine à court de crédit, se contractait et où la déflation menaçait. Aujourd’hui les signaux donnés par l’économie américaine montrent que la crise dans les pays émergents et les problèmes de la Chine n’entament guère la conjoncture. Le plein emploi est revenu, même si les chiffres du chômage cachent encore le découragement de beaucoup d’Américains lassés de ne pas trouver de travail. La croissance américaine au second trimestre a atteint 3,9% en rythme annuel, mais au troisième trimestre elle est retombée à 1,5%, en particulier en raison d’un déstockage par les entreprises. On table maintenant sur une nouvelle accélération au quatrième trimestre qui éloigne le risque de déflation.

Source : Le Figaro



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