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15
juin
2015

Le tango pourrait être bénéfique contre la maladie de Parkinson

Danser le tango argentin pourrait améliorer certains symptômes de la maladie de Parkinson, notamment la marche et l’équilibre.

Trouver un moyen d’améliorer l’équilibre et la marche des malades atteint de la maladie de Parkinson est loin d’être anecdotique. Car si la maladie se caractérise par les tremblements bien connus, elle s’accompagne d’autres symptômes moteurs extrêmement handicapants, notamment des mouvements plus raides, ralentis, et une perturbation de la marche avec un risque de chute. En pratique, l’activité physique est vivement recommandée pour atténuer l’impact de ces troubles et fait partie de la prise en charge habituelle des personnes atteintes.

Les pas de danse du tango particulièrement adaptés

Le Dr Silvia Rios Romenets, de l’Institut et hôpital neurologique de Montréal (Québec) et ses collègues du département de neurologie de l’Université McGill ont eu l’idée de proposer à un groupe de 18 malades de participer à des séances de tango argentin avec des partenaires non malades (amis ou époux, essentiellement, mais aussi danseurs volontaires).

Pourquoi le tango ?

« C’est une technique de danse particulière avec des pas en avant et en arrière », explique au Figaro le Dr Rios Romenets, « et avec des défis cognitifs : mémoire de travail, contrôle de l’attention, multitâches, ne serait-ce que pour éviter les autres danseurs lors des déplacements ». Les critères de sélections des patients étaient assez larges pour être transposables facilement. Par exemple être capable de marcher au moins trois mètres sans canne ou, pour des raisons de sécurités pendant les séances, ne pas avoir chuté plus de trois fois au cours des douze mois précédents. Les leçons étaient données de façon traditionnelle par deux enseignants au rythme de deux séances d’une heure hebdomadaires.

L’évaluation avait lieu après trois mois : Une petite étude qui devra être confirmée

Les résultats sont intéressants : « Le tango argentin améliore l’équilibre, la mobilité fonctionnelle et la satisfaction des malades avec des bénéfices modestes sur les fonctions cognitives et la fatigue », explique le Dr Rios Romenets, « malheureusement sans effet sur la sévérité globale des symptômes moteurs de la maladie ». Pour le Pr Jean-Marc Orgogozo neurologue au CHU de Bordeaux, « la puissance statistique de l’étude est trop limitée en raison du faible nombre de patients et du court délais de suivi ». Les résultats positifs observés sont donc « possibles mais non démontrés », remarque le neurologue.

Enfin les auteurs se félicitent d’une très bonne adhésion au traitement, ce qui n’est pas négligeable quand on sait que la moitié des patients abandonnent habituellement le programme d’entraînement physique qui leur est prescrit, selon les chercheurs canadiens. « Le bénéfice social qu’apporte la danse peut être très utile pour les malades atteints de Parkinson, souligne le Dr Rios Romenets, mais le meilleur conseil à donner aux patients est de faire de l’exercice régulièrement, avec de la musique s’ils aiment ça, et s’ils aiment danser, le tango peut être une bonne option ».

Source : Le Figaro Santé



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