L'article

3
mars
2016

Leonardo DiCaprio s’engage sur le climat

L’acteur hollywoodien et homme d’affaires ne veut plus investir dans les énergies polluantes. Le mouvement se généralise dans les fonds de pension, caisses de retraites et secteur privé qui pèsent 2600 milliards d’actifs sous gestion.

Leonardo DiCaprio ne s’illustre pas qu’à Hollywood. Le citoyen américain veut s’engager pour la planète dans la perspective de la qui réunira les chefs d’État à Paris en décembre. À titre individuel et via sa fondation, il a annoncé, ce mardi, ne plus investir dans les énergies polluantes. « Le changement climatique a des impacts sévères sur la santé de notre planète et de ses habitants. Nous devons accélérer la transition vers une énergie propre qui ne repose plus sur les énergies fossiles, cause principale de ce problème global », a-t-il déclaré ce mardi.

Cette démarche s’inscrit dans un vaste mouvement de désinvestissement dans le carbone, responsable du réchauffement climatique. Initié au départ par des organisations caritatives, communautés religieuses et grandes universités (Californie, Georgetown, Oxford…), concentrées surtout aux États-Unis, le mouvement de désinvestissement a été rejoint par les caisses de retraites, fonds souverains - dont récemment celui de Norvège, le plus important au monde - et plus largement le secteur privé. Recensés par le mouvement citoyen , ils représentent un montant d’actifs sous gestion de 2600 milliards de dollars. En un an, il a été multiplié par 50 !

310 milliards de dollars investis dans les énergies propres

Dans le cas du fonds norvégien, le mouvement est encore modeste car seuls 8 milliards sont concernés - investis dans des sociétés qui font plus de 30 % de leur activité - sur un total d’actifs de 1000 milliards de dollars. Au total, Divest-Invest totalise 436 institutions et 2040 personnes physiques dans 43 pays qui veulent se détourner peu à peu des énergies les plus polluantes (charbon, gaz de schiste, etc).

Ce n’est pas tant pour des raisons d’éthique que purement financière. Cette croissance exponentielle est poussée par le risque financier que représente le changement climatique (charbon, gaz de schiste…). Plusieurs analyses menées par Citigroup, HSBC, Mercer… quantifient ce risque dans les portefeuilles. Les agences de notation commencent aussi à le prendre en compte dans leur évaluation.

La baisse des prix du pétrole encourage également les investisseurs à s’orienter davantage vers les énergies propres. À 40 dollars le baril, il est plus difficile de rentabiliser les investissements pétroliers, surtout dans le cas d’extraction en eau profonde. À l’échelle mondiale, 275 milliards d’euros ont déjà été investis dans des solutions pour le climat.

Source : Le Figaro



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