Warning: Illegal string offset 'format_dest' in /homepages/11/d223158831/htdocs/aeud/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 738

Warning: Illegal string offset 'format_source' in /homepages/11/d223158831/htdocs/aeud/ecrire/inc/filtres_images_lib_mini.php on line 741
Les confidences de Joséphine Ndagnou, révélée sous le nom d’actrice Ta’a Zibi | AEUD.INFO : L’action

L'article

9
nove
2009

Les confidences de Joséphine Ndagnou, révélée sous le nom d’actrice Ta’a Zibi

Révélée par des rôles joués à la télévision camerounaise en 1990, Ayant exercé comme réalisatrice pendant 15 ans à la Crtv, Joséphine Ndagnou a pris une disponibilité sabbatique pour commettre un film à succès il y a deux ans.

ImageMalgré les hautes fonctions que son père, Etienne Poufong, a occupées au Cameroun, en sa qualité de vice-président de l’Assemblée nationale du Cameroun, de 1979 à 1984, Joséphine Ndagnou a connu une enfance ordinaire. « Mon père était polygame de 9 femmes. 

Nous étions 45 frères et sœurs. Chez nous, c’était un chaudron permanent, une grosse cour de recréation, où il fallait se battre au quotidien. Non pas de ces batailles malsaines et perfides de la vie, mais des rivalités saines, où il fallait exceller, puiser plus d’eau que les autres, couper plus de bois, avoir les meilleurs résultats à l’école. Lorsqu’on a un frère, on a les histoires avec une personne. Mais lorsqu’on a 44 frères et sœurs, on a les histoires avec 44 personnes », se souvient Ndagnou. Eloignée de la vie de château qui aurait pu être la sienne et celle de ses autres frères dans cette grande résidence du lac où son père avait pris ses quartiers, Joséphine Ndagnou fera sienne les vertus que son père cultivait et transmettait à sa nombreuse progéniture, à savoir l’endurance, l’humilité et la modestie. « Je suis vieux, que voulez-vous que je fasse d’une maison avec piscine, je ne sais pas nager », avait rétorqué Etienne Poufong à ceux qui voulaient lui faire prendre une résidence plus luxueuse.

L’étoile de Noudi
Ses airs juvéniles d’éternelle lycéenne sont trompeurs sur la détermination de cette femme, mère d’enfants et professionnelle aguerrie. Timide en apparence, presque fragile, elle sait pourtant affronter courageusement les difficultés de son existence, avec un brin d’insouciance, en même temps qu’elle savoure humblement ses succès. Joséphine Ndagnou a été révélée dans les téléfilms où elle apparue à la Crtv en 1990. « Alors que j’aspirais à un poste d’assistante-réalisatrice à la Crtv, j’avais constaté qu’il y avait des problèmes lors du casting de L’Etoile de Noudi, un téléfilm que l’Office s’apprêtait à produire, je me suis proposé de jouer un rôle, en attendant une réponse à ma demande d’emploi qui tardait à aboutir », se souvient-elle. Le succès de « L’Etoile de Noudi » fut impressionnant. En partie grâce à Ta’a Zibi, le rôle joué par Joséphine Ndagnou qu’elle avait interprété avec maestria. Elle recevra 200 000 francs comme cachet dans le rôle de Ta’a Zibi. La demande d’emploi aboutira dans la foulée, aidée vraisemblablement par le succès du téléfilm. D’autres rôles lui seront attribués. Elle interprétera le rôle de Ginette dans « Japhet et Ginette », celui de Raïssa dans « Le retraité ». Dans la foulée du succès des téléfilms où Joséphine apparait, on décide de la lancer sur le plateau de Tam-Tam Week-end, le grand magazine dominical de la Crtv. « J’ai détesté présenter Tam-tam Week-end. A la première occasion qui m’a été offerte, j’ai quitté le plateau ». Mais Joséphine Ndagnou gardera des stigmates douloureux de son succès fulgurant. « J’étais traumatisée, je n’avais plus d’intimité, je ne supportais plus le regard des gens au marché, dans la rue, partout où je me présentais, l’image de Ta’a Zibi me poursuivait comme une ombre inquiétante, une fille pour tout le monde, c’était humiliant », se souvient-elle. Même ses désormais collègues de la Crtv entretenaient la confusion. « J’ai subi des horreurs, certains ne voyaient plus la réalisatrice que j’étais, mais plutôt la comédienne « bon marché », celle qui devait son recrutement à des relations confuses avec le Dg (Gervais Medo Ze – Ndlr). « 95% des choses qu’on racontait sur moi étaient fausses, et c’est ce qui m’a le plus détruite », avoue Joséphine Ndagnou. Elle en est restée marquée au fer rouge, au point de ne laisser personne profaner ce qu’elle considère comme sa vie privée. Sur sa famille, elle entretient dorénavant le mystère le plus absolu, pas besoin d’insister. Au risque de se voir éconduire. Le capital sympathie qui transparaît dans les rôles qu’elle a interprétés aidera néanmoins la jeune comédienne à rester équilibrée. Elle essaiera de sortir la tête de l’eau, en créant Evasion, une émission qui mettait en scène des établissements scolaires, successivement présentée par Joly Nniyb Ngom, Billy Show et Ambroise Wally. « Je réalisais de petites choses, trois fois rien. J’ai fait 15 ans de studio au final ». Elle réalisera « Les gestes qui sauvent », une émission sur la santé publique de Barbara Etoa. Elle collaborera à l’émission « Champions », « Je dis je lis » présenté par Gervais Mbarga. C’était sans passion, le vague à l’âme. « J’étouffais en réalité », avoue-t-elle.

Jean-Pierre Bekolo
En 2003, Jean-Pierre Bekolo, que Joséphine Ndagnou a furtivement connu à la Crtv, alors qu’il était sur le départ, est en tournage au Cameroun depuis trois semaines. Lors d’un footing matinal sur les hauteurs du Mont Fébé, elle rencontre le réalisateur du film « Les saignantes », auréolé au Fespaco 2007. Il la convaincra, non sans peine, de la faire figurer dans son film, en partie à cause du capital sympathie que Ta’a Zibi continue de charrier. « Regarde-toi, dans la rue, il n’y a d’yeux que pour toi. Tout le monde te reconnaît, et t’appelle par tes noms que tu as incarnés. Jettes-toi à l’eau, tourne, même si c’est pour deux minutes », va insister Jean-Pierre auprès de celle qu’il considère comme l’un des ancrages de son film. En désespoir de cause, elle cèdera aux sirènes des plateaux du tournage. Elle interprétera Nathou, une saignante repentie. Même si son rôle manque d’épaisseur, l’expérience aura une grosse conséquence sur son avenir. Ce sera plus qu’un électrochoc. Elle va se convaincre de recommencer à écrire des scénarii. Et à recommencer ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser de faire : réaliser des films. En 2005, Gervais Mendo Ze quitte la Crtv. Celle qui au début était considérée comme une de ses protégés, mais qui en réalité, étouffait dans l’œuf, va recommencer à écrire. Le projet va être présenté à Amadou Vamoulké, le nouveau Dg de l’Office. Il en sera plus qu’intéressé, au point de faire des promesses. Jean-Pierre Bekolo, lors de la promotion de son film « Les saignantes » au Cameroun, va être séduit par le scénario que lui présente Joséphine Ndagnou. « Tu te rends compte, tu tiens une pépite entre les doigts », lui dira-t-elle. Il l’incitera à aller jusqu’au bout, « à fédérer les énergies autour du projet ». De passage à Paris, il en touchera mot à quelques relations bien introduites. Il lui prêtera gracieusement le matériel de tournage de « Les saignantes », qui n’était pas encore retourné. L’introvertie Joséphine avait retrouvé l’énergie de combattre. Elle frappera à toutes les portes qu’elle identifiera comme potentiellement partenaire de son film. Il n’en sera pas moins jusqu’à la Marine nationale pour lui prêter du matériel, « sur haut accord du chef de l’Etat ». La lettre poursuivait en des termes rarement impératifs : « Bien vouloir mettre à la disposition de Madame Joséphine Ndagnou… ». Le dossier technique et commercial parlait pour Joséphine Ndagnou. L’expertise de Ferdinand Nana Payong, l’un des « Fils de marketing » qui compte au Cameroun, avait fait son effet. « Paris à tout prix » sortira en 2008. Le succès sera inespéré. 60 000 entrées. Les critiques de cinéma parlent de la meilleure entrée d’un film camerounais depuis 20 ans. Le film remportera le prix spécial du jury au Fespaco 2009 à Ouagadougou. Il rempilera avec le prix du meilleur long métrage numérique au Festival Vues d’Afrique de Montréal 2009.

Piraterie
Désormais libérée des démons qui l’ont maintenue à l’écart des lambris dorés de la célébrité, Joséphine Ndagnou entend profiter au maximum de la vie. Pour elle-même, mais aussi pour tous ceux qui l’entourent, sa famille, ses collaborateurs. Elle a décidé de s’attaquer à l’hydre de mer qu’est la piraterie des œuvres de l’esprit. Altruiste, Joséphine Ndagnou décide de produire une version Dvd de son film, consciente de ce que nombre de ses compatriotes n’ont pas pu le regarder, partiellement à cause du manque de salles de cinémas au Cameroun. Une campagne nationale sera lancée sur l’ensemble du territoire. Des vendeurs ambulants seront approchés, avec une commission autrement intéressante, qui permettait à certains de gagner jusqu’à 90 000 francs par mois. Hélas, les habitudes ont la peau dure. Sur la centaine de vendeurs contactés, seuls une infime partie a accepté de collaborer. Un des collaborateurs de Joséphine Ndagnou, parti à Douala pour la campagne promotionnelle, va avoir maille à partir avec des forces de l’ordre. Alors qu’il dénonçait des pirates, la situation s’est retournée contre lui, le plaignant étant devenu l’accusé entre-temps. « La question de la piraterie au Cameroun doit dépasser le simple cadre du discours. Il faut faire des calculs simples, agir et non continuer à faire de la philosophie », préconise Joséphine Ndagnou. « Si chacun pouvait défendre la petite parcelle de ses droits, tout l’univers de la création s’en trouverait changé. Mais tant que certains, aidés par la confusion qui règne dans le milieu, continuent de jouer le jeu des pirates, il n’y aura pas de solution. A moins que l’Etat ne se décide finalement à prendre des mesures fortes », ajoute-t-elle. La lutte de Joséphine Ndagnou est loin d’être gagnée. Elle ne se fait d’ailleurs aucune illusion là-dessus. Mais elle garde le cap de cette nouvelle trajectoire de vie qu’elle s’est tracée, et qu’elle veut laisser en héritage à ses enfants.

 

Cv

Naissance à Galim
1983 : Obtention du Baccalauréat A4 Espagnol au lycée de Mbouda
1984  : Inscription à l’Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle de Paris en France
1989 : Obtention de la maîtrise en réalisation à La Sorbonne à Paris
1990 : Tournage dans les téléfilms « L’étoile de Noudi, « Japhet et Ginette » et « Le retraité ».
1990  : Recrutement à la Crtv
1992  : création de l’émission « Evasion »
2004  : Tournage dans « Les saignantes » de Jean-Pierre Bekolo
Juillet 2007 : Sortie officielle de Paris à tout prix

Les lectures que j’ai aimées :

« Amkhoulem » « (L’enfant Peulh) de Amadou Hampaté Ba, dans ce contraste qu’il offre dans le choc entre les cultures coloniales et africaines de l’Ouest.
« L’intérieur de la nuit » de Léonora Miano
« Le nihilisme de la Négritude », de Célestin Monga, dans cette volonté qu’il insuffle au lecteur de refuser les clichés déformants que nous projettent les afro pessimistes.
« Immigration et diaspora, une solution africaine à l’immigration », de Jean Emmanuel Pondi, dans ce qu’il a inconsciemment rencontré une thématique dont j’ai traité dans mon film.

Les films et réalisateurs qui m’ont marqué

« Le bon, la brute et le truand », avec Lee Van Cleef
Quentin Tarantino, en qui sait si bien représenter la violence, ce qui pourrait inspirer à représenter plutôt son pendant, la paix.
Teza de Haïlé Yerima
Wong Kar Waï

Mes gourmandises : Le Sanga, un bouillon de poisson

Ce que je déteste le plus chez les gens  : La malhonnêteté et la paresse

Ce que j’aime le plus chez les gens  : La générosité et l’altruisme

 

Impressions

Patrick Fotso, ami : Passionné et fidèle en amitié

C’est une amie de famille, qui est devenue par la force des choses une sœur, parce que sa famille et la mienne partagent désormais tous les moments de joie et de peine. Ce faisant, nous avons certes appris à nous connaître mutuellement. Mais au final, il reste difficile de cerner l’intégralité de la personnalité de quelqu’un comme elle, même si je peux affirmer que c’est quelqu’un de très volontaire, de passionnée. Quand elle commence quelque chose, elle y met du cœur, du panache, elle ne s’arrête pas tant qu’elle n’est pas parvenue au bout de son ambition. Figurez-vous, lorsque nous qui sommes dans son entourage avons été mis au parfum de son projet de film, « Paris à tout prix », bien que nous sommes restés disponibles et attentifs à ses sollicitations, lui apportant psychologiquement et matériellement le peu que nous pouvions dans la mesure de nos possibilités, nous trouvions qu’elle était un peu rêveuse. Trouver des acteurs, le matériel de tournage, aller tourner à Paris, etc. Ce ne sont pas des choses qui s’improvisent. Comment allait-t-elle faire pour mobiliser les 300 millions nécessaires à la finalisation du film « Paris à Tout prix ». Mais au fur et à mesure qu’elle avançait, nous avons redécouvert Joséphine déterminée. Elle se bat contre tout ce qu’elle rencontre comme obstacles. De même, imaginez-vous la stature qu’elle a aujourd’hui. Elle est demeurée très humble, malgré le nuage sur lequel elle surfe. Elle a un sens humain assez élevé. Elle est autant très fidèle en amitié. Lorsqu’elle est à l’étranger par exemple, elle appelle pour prendre de nos nouvelles au pays, elle n’oublie jamais d’acheter des cadeaux pour mes enfants, et mes enfants le lui rendent bien. De ce point de vue, c’est carrément une dame de cœur.

Gisèle Monthé, directrice de société et amie : Déterminée et généreuse

Joséphine est une personne très généreuse, qui a un esprit de famille comme il en existe de moins en moins de nos jours. Elle compatit même avec des gens qu’elle ne connait pas forcément. Je pense que tout cela provient de l’éducation qu’elle a eue. Paris à tout prix, par exemple, c’est l’image de la perfection qui est celle de Joséphine. Quelqu’un qui fait attention au détail. Il y a des scènes du film qui ont été difficiles à tourner, à l’instar de cette course poursuite avec la police où elle doit sauter d’un véhicule en marche. Elle est tombée et s’est blessée. On croyait qu’elle allait renoncer à tourner la scène, mais c’était sans compter avec sa détermination.

Acquis : Le paradis c’est chez soi

Avec cet opus, celle qui s’est fait connaître au septième art comme comédienne bat le record des entrées au cinéma au Cameroun.

Les cinéphiles camerounais la connaissent sous le pseudonyme de Ta’a Zibi, rôle qu’elle a longtemps incarné dans un téléfilm local à succès. Joséphine Ndagnou, réalisatrice à la Crtv, est passée derrière la caméra pour tourner Paris à tout prix, son tout premier film. Elle n’est d’ailleurs pas seulement derrière la caméra, on la retrouve aussi devant, dans le rôle principal de Suzy.
Paris à tout prix n’est pas une référence cinématographique sur le plan esthétique. Mais, son scénario, malgré sa longueur, est si bien maîtrisé par la réalisatrice qu’il a emporté l’adhésion du public. Conséquence, le film de Ndagnou, avec ses 48.000 entrées en deux mois, dont 26.000 en deux semaines, a, de très loin, battu le record des entrées au cinéma, au Cameroun, détenu par Pousse-Pousse de Daniel Kamwa.
Elle y déploie l’histoire de Suzy, incarnation s’il en était besoin, de ces jeunes pour qui le ciel ne serait bleu qu’en Occident et l’enfer chez eux. Œuvre de prévention contre ce fléau que représente l’immigration clandestine, le film de Ndagnou est né dans la douleur, avoue-t-elle à Olivier Barlet, président d’Africultures, dans une interview qu’elle lui a accordée au récent festival de Cannes, où son film a été présenté au marché. "Ce film est né d’une douleur, celle de voir la détresse de la jeunesse africaine. Cette détresse se matérialise à travers ces départs massifs vers l’Occident, toutes ces vies perdues dans le désert et sur les mers. Je me suis dit qu’on ne pouvait pas rester indifférent : il y a bien sûr de nombreuses interpellations, mais une énième interpellation reste utile. J’ai montré la galère de Suzy, personnage principal du film, mais cette galère reste très douce par rapport aux vraies histoires qu’on connaît ! Je souhaite prévenir les jeunes qui partent et les interpeller, mais j’interpelle également les gouvernants, qu’ils soient occidentaux ou africains. En effet, si ces jeunes s’en vont, c’est parce qu’ils n’ont pas trouvé de réponse à leurs attentes. Que ce soit en Europe ou en Afrique, je crois qu’il faut une gouvernance synchronisée des deux continents", dit-elle notamment.
Pour tourner son film, la cinéaste affirme, dans la même interview, avoir "tout fait toute seule, j’ai dû créer une société de production pour accompagner le projet et le produit. J’ai essayé de trouver des financements partout où je pouvais. J’ai commencé en faisant une quarantaine de dossiers marketing pour des entreprises camerounaises. J’ai fait le pied de grue dans ces sociétés et quatre ou cinq d’entre elles ont répondu favorablement. J’ai commencé comme ça : c’était insignifiant, presque rien, mais je me suis dit que ce n’était qu’un début". Comme il fallait s’y attendre, cela n’a pas suffi à l’exempter de dettes. Le film en a encore. Est-ce pour ne pas en rajouter qu’elle a pris sur elle d’interpréter le rôle principal ? "Non, non ! C’était mon choix. Je voulais incarner ce personnage. Dès le départ, j’ai dit que j’avais envie de faire mon premier long métrage et comme je suis réclamée nationalement comme comédienne, j’avais écrit pour moi. C’est comme cela que ça s’est passé", répond-elle à Olivier Barlet.
Joséphine Ndagnou a appris le cinéma à l’Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle de Paris (l’Esra). Par la suite, après l’université de Paris I Panthéon Sorbonne, elle est rentrée au Cameroun pour travailler à la télévision nationale comme réalisatrice. Paris à tout prix a été programmé dans quatorze villes camerounaises. Et a obtenu plus de 50 000 entrées. Un record au Cameroun pour un film local.

Jean-Marie Mollo Olinga

 

Libres propos

« Ne dit-on pas que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Nous sommes à une période de l’Humanité où il y a une angoisse planétaire, beaucoup de découragement par rapport aux projets personnels, une grande peur de l’avenir, un pessimisme ambiant. Je me dis, que nous les Africains, nous avons beaucoup plus de chance de nous en sortir, mieux que quiconque à travers le monde. Quand nous observons le potentiel de notre continent, comparé au degré de sous-développement de l’Afrique, nous avons été gâtés par la providence. En Europe, tout a été exploité, et l’Afrique représente aujourd’hui le réservoir du monde. Depuis toujours, nous nourrissons le reste du monde, avec nos ressources du sol et du sous-sol, avec nos bras, à travers le douloureux épisode de la Traite négrière. Nous devons reprendre en mains notre destin, prendre conscience de nos possibilités individuelles et collectives, et imaginer que nous pouvons mettre notre potentiel au service du développement de notre pays, et partant de notre Cameroun. C’est maintenant ou jamais, de nous retrousser les manches, de contrarier les stéréotypes qui pèsent sur les Africains, pour résolument emprunter les voies du développement.
En confessant ma passion pour le cinéma, j’essaie d’être utile du mieux que je peux à mon pays. Lorsque j’arrive dans un festival en Europe ou ailleurs, à Paris, à Cannes, lorsqu’à la sortie du Lincoln Centre aux Etats-Unis, à la fin du visionnage de Paris à tout prix, lorsque je reçois un prix au Fespaco ou à Montréal, à chacune de ces occasions, lorsque qu’on parle du Cameroun, et que des gens viennent à moi pour me congratuler, c’est le Cameroun et l’Afrique qui sont honorés. Je me dis, à chaque fois que cela arrive que, si chaque médecin, chaque architecte, chaque ingénieur, chaque peintre, chaque musicien de mon pays pouvait faire parler de son pays, chacun dans le domaine d’activité où il excelle, notre pays comblerait le retard qui est nôtre aujourd’hui, et nous ferions sans doute des envieux”.

post scriptum :

Source : Lejour/Le titre est de la redaction de AEUD



repondre Réagir à cet article     forumVoir les 2 commentaires

Les commentaires (2)

  • Commentaire 2173 pretty.lesly @yahoo.com
    le 26 février 2013  à 11:58

    salut a tous je suis lesly et j ai 24ans je suis une très grande fan de josé et j aimerais qu elle m aide a réalisé mon reve . depuis 5ans maintenant j’ écrie un sénario très très intérssant que j ai faire lire a beaucoup de personne question de voir si cela pouvais captiver la jeunesse camerounaise et j ai obtenu satisfraction j aimerais m’entretenir avec josephine pour mieux en parler et entrer dans les détail pour eviter la piraterie svp aidez moi
    voila mon adresse pretty.lesly@yahoo.com et mon facebook : lesly samba

  • Commentaire 5744 social bookmarking service
    le 6 juin 2013  à 08:19

    tqC8ec Thanks for the article post.Really looking forward to read more. Great.

> L'ARTICLE EN IMAGE
> L'AUTEUR
> Audience
  • 6533 visites
  • 2 commentaires
> Faire suivre l'info

ARTICLES SIMILAIRES


 
Administration