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28
octo
2014

Maroc-France : il tue son ami d’enfance, et sa famille fait croire qu’il s’est suicidé au Maroc

Soruce : LISE GALANTE/metronews

JUSTICE – Un homme, soupçonné d’avoir tué en 2011 son ami d’enfance à Belleville, vient d’être renvoyé devant les Assises pour meurtre. Sa famille aussi va être jugée : pendant 2 ans, elle a fait croire que l’homme était décédé au Maroc.

Sa famille avait mis en place un plan diabolique : faire croire que Hassan était mort au Maroc, certificat de décès tamponné à l’appui. Le but ? Faire en sorte que la justice française arrête de le chercher, lui qui était soupçonné du meurtre de son ami d’enfance, Medhi Ettir.

C’est une affaire extrêmement rare que nous relatent mardi matin Le Parisien et RTL. Un juge d’instruction parisien vient de renvoyer un homme de 25 ans devant les assises pour meurtre, et, dans la foulée, sa famille devant un tribunal correctionnel pour "usage de faux" et "faux témoignage".

"Appelle les pompiers, il va caner"

Les faits remontent au 27 mars 2011. Tout part d’une banale histoire à cause d’un chien. Hassan est furieux contre son ami Medhi, et a bien l’intention de se venger. Il le traque dans tout le quartier de Belleville (20e). Quand il le trouve, il le poignarde à cinq reprises, avant de prendre la fuite. A un jeune qu’il croise pendant sa fuite, il déclare : "Appelle les pompiers, il va caner." Medhi, 23 ans, trouvera effectivement la mort peu de temps après.

Depuis, Hassan était visé par un mandat d’arrêt international, soupçonné de se trouver au Maroc, où vit son père, un "policier de haut rang", rapporte Le Parisien. Juillet 2011 : sa famille apporte aux policiers parisiens un certificat de décès. Hassan, selon elle, se serait suicidé là-bas car il regrettait le meurtre de son ami d’enfance.

Le suspect a fondé une famille au Maroc

Sauf que les autorités mettent en place des écoutes téléphoniques, qui démontrent rapidement que tout cela n’est qu’un énorme mensonge, probablement orchestré par son père marocain (qui aujourd’hui est le seul à échapper à toute poursuite, ndlr). "Ils ont osé inventer la mort du meurtrier de mon frère. Cela montre qu’ils n’ont pas d’humanité, pas de conscience", estime la sœur de Medhi, Inès.

Aujourd’hui, la justice souhaite donc juger Hassan et sa famille. Problème : le Maroc refuse de l’extrader vers la France. "C’est une personne qui vit bien. Il a fondé une petite famille alors que notre frère est sous terre. Ca fait mal", déplore Inès.



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