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23
mai
2016

Orgasme : le mauvais score des Françaises

Les Françaises atteignent moins souvent l’orgasme que certaines de leurs voisines européennes et nord-américaines, révèle un sondage international. Une dernière place qui peut s’expliquer.

S’il se nichait dans la satisfaction orgasmique féminine, l’orgueil national des Français serait sérieusement écorné, à en croire un sondage international IFOP* publié vendredi après consultation de 8000 femmes. En France, une femme sur deux (49%) aurait régulièrement du mal à atteindre l’orgasme : c‘est la plus forte proportion d’insatisfaites parmi les huit nationalités interrogées.

Cependant le malaise est général car à y regarder de plus près, les Nord-Américaines et nos voisines européennes -à l’exception notable des Néerlandaises- ne font pas beaucoup mieux. Les Canadiennes et les Italiennes sont en effet juste derrière les Françaises avec 46% de femmes dans la même situation, suivies par les Américaines (44%), les Allemandes (42%), les Anglaises (41%), les Espagnoles (40%). En revanche, les Néerlandaises ne sont que 28% à avoir régulièrement des difficultés à atteindre l’orgasme.

Le clitoris négligé

Soyons bon joueur et admettons qu’il y ait un problème français. C’est d’ailleurs dans notre pays que l’on trouve le moins de femmes ayant souvent eu un orgasme avec un partenaire au cours de leur vie : 52% alors que les Néerlandaises et les Italiennes caracolent à 69%, juste devant les Espagnoles (67%). Pire encore, une Française sur quatre n’a pas eu d’orgasme lors de son dernier rapport sexuel (versus 6% des partenaires). Même proportion qu’au Canada, alors que ce taux tombe à moins d’une sur cinq en Espagne, et une sur huit aux Pays-Bas !

L’explication pourrait venir d’une sexualité « trop phallocentrée » en France, autrement dit une sexualité qui fait la part belle à la pénétration, voie d’accès à l’orgasme la plus facile pour la plupart des hommes. Sur ce point, les Françaises sont les championnes de la pénétration : 82% la pratiquent souvent, ce qui est nettement plus que dans les autres pays (60 à 74%). Or, c’est en France que l’on compte le moins de femmes qui jouissent facilement de cette façon (24%). Mais les limites de la pénétration pour atteindre l’orgasme se confirment dans tous les pays, puisque même là où les pratiquantes y parviennent le plus (États-Unis et Italie), ce n’est le cas que d’une femme sur trois.

Communiquer davantage

Les Françaises ont-elles du mal à demander ce qui leur plaît à leur partenaire ? Sacrifient-elles l’efficacité orgasmique sur l’autel du plaisir érotique qu’il peut y avoir à se laisser emporter par l’imagination de leur partenaire ? À moins qu’elles ne ménagent un peu trop la virilité (mal placée en l’occurrence) de leur partenaire, puisque près d’une Française sur trois avoue simuler assez régulièrement l’orgasme. Autant qu’en Amérique, mais nettement plus qu’en Espagne, au Canada ou aux Pays-Bas (une sur cinq).

Quoiqu’il en soit, ce sondage montre que c’est en France que la pénétration vaginale accompagnée d’une stimulation clitoridienne est pratiquée le moins fréquemment, alors que 77% des femmes disent jouir facilement avec cette double stimulation. Pas de problème non plus en solo puisque 70% des pratiquantes atteignent facilement l’orgasme en se masturbant. En revanche, si c’est en France et aux États-Unis que les femmes reçoivent le plus de cunnilingus, c’est aussi en France qu’elles sont les moins nombreuses à en tirer un orgasme. Là aussi, le manque d’éducation érotique des hommes, ou de communication dans le couple, ne peut être écarté.

Source : Le Figaro Santé



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