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3
mai
2016

Problèmes cardiaques : le mariage augmente les chances de survie

Une étude américaine constate que les personnes seules ou divorcées ont plus de risques d’accidents cardio-vasculaires après une intervention chirurgicale.

Le mariage est bon pour le cœur. Au sens propre. En effet, les personnes mariées auraient plus de chances de survivre après une opération cardiaque, démontre une étude publiée dans la revue JAMA Surgery. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les données de plus de 1500 personnes, en majorité des hommes, ayant subi une intervention chirurgicale cardiaque et qui participent depuis quinze ans à une étude sur la santé.

Les participants étaient interrogés tous les deux ans, sur leur état de santé, les soins reçus et leur structure familiale. Parmi eux, 65 % étaient mariés, 12 % divorcés ou séparés, 21 % veufs et 2 % n’avaient jamais été mariés. Le constat est sans appel : ceux qui étaient divorcés, séparés ou veufs, avaient environ 40 % de risques supplémentaires de décéder ou de développer un nouveau problème de santé dans les deux années qui ont suivi une intervention cardiaque, comparativement à ceux qui étaient mariés.

D’autres études avaient déjà souligné une meilleure survie postopératoire des patients mariés. Des résultats qui pourraient s’expliquer par le soutien apporté par le conjoint. « Comme par exemple le choix des centres hospitaliers et les soins reçus à domicile », soulignent les auteurs de l’étude, les Drs Mark Neuman et Rachel Werner, de l’université de Pennsylvanie, à Philadelphie.

Enquête sociale

Un constat qui n’étonne pas le Pr Claire Mounier-Vehier, présidente de la Fédération française de cardiologie. Mais, pour elle, le problème doit plutôt se prendre en sens inverse : c’est surtout la solitude qui brise le cœur. Elle rappelle que de récentes études ont montré que les personnes seules ou privées de relations sociales sont deux fois plus susceptibles que les autres de développer des pathologies graves comme les maladies cardio-vasculaires. En effet les personnes isolées se nourrissent moins bien, fument plus, sont plus sédentaires. Autant de facteurs de risques cardio-vasculaires.

Après un accident cardiaque, la solitude se révèle aussi un facteur de mauvais pronostic. « Dans mon service, nous interrogeons systématiquement les patients sur leur environnement social. Et lorsque ce dernier n’est pas favorable, nous travaillons avec une assistante sociale. Le but étant d’éviter les récidives », explique Claire Mounier-Vehier. Selon elle, les personnes seules devraient être également prioritaires pour séjourner en centre de réadaptation puisque personne ne pourra les motiver à la maison. « Ensuite, il existe des solutions pour rompre leur isolement, comme le bénévolat ou encore les clubs cœur et santé qui se multiplient », affirme la cardiologue.

Source : Le Figaro



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