Novak Djokovic a connu une vraie frayeur en huitième de finale dimanche face à l’Italien Andreas Seppi (4)6, 6-7(5), 6-3, 7-5, 6-3) en 4h18’.
ette fois, son tournoi est lancé. Après trois premiers tours à sa main, Novak Djokovic a vécu dimanche son premier grand coup de pression de la quinzaine. Dans un jour très moyen, le n°1 mondial a été poussé dans ses retranchements par l’Italien Andreas Seppi (4-6, 6-7 [5], 6-3, 7-5, 6-3) en 4h18’ de jeu. Le voilà en quarts après un avertissement qu’il devra espérer sans frais. Si ce n’était qu’un jour sans, il n’y a pas pour lui de quoi trop se morfondre. En revanche, si cette chute libre de son niveau de jeu par moments a été liée à des nerfs qui deviennent fragiles sous l’enjeu de ce Grand Chelem à réaliser...
Le Djoker ne pense qu’à Roland-Garros depuis son triomphe à Melbourne. Il rêve de ce Grand Chelem historique. En le voyant évoluer, on s’est demandé s’il n’y pensait pas trop. Jamais on n’a vu le Djoker bouger si mal, patauger dans l’ocre et enchaîner les fautes en revers comme en coup droit. 77 fautes au total dans ce match dont une quarantaine après deux sets. Son bon départ (3-0) a vite été mis aux oubliettes par la splendide résistance de Seppi. L’Italien, qui n’avait pris que deux sets en sept matches face au Serbe, a joué le match de sa vie. Partout en défense, plus offensif que le Serbe et - hallucinant - prenant la balle plus tôt que lui, il a frôlé l’exploit. Mais le boss, dans des conditions de jeu très lentes et avec beaucoup de vent, a serré les dents et accepté d’enclencher le mode ’’winning ugly’’.
Seppi à la folie
L’Italien, aidé par ses grandes frappes à plat, a fait plus que lutter : il a ouvert des brèches béantes dans le jeu et la confiance du n°1 mondial. Sauf que le patron a trouvé un moyen de s’en sortir malgré un jeu en souffrance. Que retenir pour la concurrence ? Que le Big 4 n’est pas une citadelle imprenable ? Ou que même dans un jour moyen et avec un adversaire qui a joué le feu, c’est encore un des Quatre Fantastiques qui s’est imposé ? Le sourire et les poings serrés du Serbe une fois le match gagné en disaient long : messieurs, il va falloir lui arracher la victoire avec les dents.
Source : l’Equipe







