L'article

30
octo
2015

Thomas Fabius, fils du ministre Français des Affaires étrangères, flambeur aux chèques en bois et au passé sulfureux

3,5 millions de dollars : c’est la somme que le fils du ministre des Affaires étrangères doit à des casinos de Las Vegas après une folle nuit de mai 2012. Visé par un mandat d’arrêt aux Etats-Unis, il n’en est pas à ses premiers déboires judiciaires.

S’il pose un pied sur le sol américain, Thomas Fabius risque fort de se faire arrêter. En cause : une ardoise plutôt salée laissée dans trois casinos de Las Vegas. Visé par un mandat d’arrêt aux Etats-Unis, le fils du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, 33 ans, a durant la nuit du 15 au 16 mai 2012 réglé avec des chèques en bois pour un montant total de 3,509 millions de dollars, soit 3,2 millions d’euros. Selon la plainte officielle remontant elle à avril 2013, il semble avoir été pris d’une frénésie d’achat de jetons et de plaques de casino.

Utilisant un chéquier de la banque italienne Banca Monte dei Paschi di Siena, il a libellé trois chèques à l’ordre de l’hôtel de luxe-casino The Palazzo : un de 200.000 dollars, un de 409.000 dollars et le troisième d’un million de dollars. Au Aria Resort & Casino, un autre complexe offrant des jeux et des chambres luxueuses, le passionné de la roulette a remis cinq chèques, en sortant cette fois un carnet de la Société Générale : deux chèques de 300.000 dollars, deux chèques de 100.000 dollars et un dernier de 200.000 dollars. Enfin, au casino Cosmopolitan of Las Vegas, Thomas Fabius a laissé un chèque de 900.000 dollars, "sachant que le chèque ne serait pas encaissé quand il serait présenté", a relevé la plainte officielle.

Joueur invétéré et personnalité sulfureuse, Thomas Fabius a déjà par le passé été accusé de jongler avec des millions dans des casinos. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’il connaît des soucis pas avec la justice.

Condamné pour abus de confiance.

15.000 euros, dont 10.000 avec sursis. C’est l’amende qu’il a été condamnée à payer par le tribunal correctionnel de Paris pour abus de confiance en 2011. Thomas Fabius reconnaît alors avoir "détourné des fonds d’un montant de 90.000 euros qui lui avaient été remis" par un investisseur pour co-financier un projet de cartes à puces sécurisant les paiements à distance. Il est alors condamné dans le cadre d’une procédure de plaider-coupable, procédure destinée à éviter un procès à condition que l’intéressé reconnaisse sa culpabilité et accepte la peine proposée.

7 millions d’euros pour un appartement. Le train de vie de Thomas apparaît depuis plusieurs années ne pas correspondre aux revenus que sa société de conseils est censée lui rapporter. Le trentenaire a ainsi été visé, avec d’autres personnes, par une information judiciaire contre X ouverte en France en juin 2013 pour "faux", "escroquerie" et "blanchiment". Cette enquête avait été lancée pour éclaircir d’importants mouvements de fonds ayant pu transiter par les comptes du fils du ministre des Affaires étrangères. Thomas Fabius avait notamment éveillé les soupçons en réalisant l’acquisition en 2012, pour sept millions d’euros, d’un appartement à Paris alors qu’il n’est pas imposable. La transaction a fait l’objet d’un signalement à la cellule de renseignement financier Tracfin.

Barrage de police forcé. En juillet de 2014, il est interpellé après avoir forcé un barrage de police dans le VIIe arrondissement de Paris, installé en raison d’un incendie. Thomas Fabius a filé à toute allure, brûlant un feu rouge. Les forces de police mobilisées sur place l’ont alors poursuivi avant de l’arrêter. Son avocat a précisé par la suite que son client avait été interrogé "sans avoir été placé en garde à vue" et était ressorti libre quelques heures plus tard.

Source : LCI/AFP



repondre Réagir à cet article    

Les commentaires (0)

> L'ARTICLE EN IMAGE
> L'AUTEUR
> Audience
  • 103 visites
> Faire suivre l'info

ARTICLES SIMILAIRES


 
Administration