L'article

15
janv
2016

Un Pékinois doit travailler cinq fois plus qu’un Parisien pour s’acheter un iPhone 6

C’est l’une des conclusions de l’étude de la banque suisse UBS. Vous saurez qui travaille le plus dur pour s’acheter un iPhone 6, du pain, du riz ou un Big Mac, quatre produits de grande consommation.

Malgré des ventes record, tout le monde en Chine ne peut pas s’offrir un iPhone. La dernière étude de la banque UBS est là pour le confirmer. Quand un salarié londonien, berlinois ou parisien n’a besoin, en moyenne, « que » d’une petite quarantaine d’heures de travail pour s’acheter un iPhone 6, un employé pékinois doit en moyenne travailler 217 heures pour s’offrir le smartphone d’Apple. L’équivalent d’à peu près cinq semaines de travail. C’est plus de trente heures de plus qu’en 2012.

Le constat est identique si l’on remplace l’iPhone 6 par un kilo de riz, 1 kilo de pain ou 1 Big Mac. Les habitants de la capitale chinoise consacrent ainsi trois à quatre fois plus de temps de travail que leurs homologues français pour pouvoir s’acheter ces trois produits de grande consommation. Par rapport à 2012, les Pékinois consacrent 20 minutes de plus pour pouvoir s’acheter du riz, 12 minutes de plus pour consommer du pain et 8 minutes de plus pour avaler un Big Mac. « La Chine a beau être l’une des toutes premières économies du monde, il ne faut pas oublier que c’est un pays émergent, rappelle Andreas Höfert, économiste en chef d’UBS. La faiblesse de son pouvoir d’achat est là pour le prouver ».

En effet, les salaires nets des Pékinois sont parmi les moins élevés dans le monde : dix fois inférieurs à ceux des employés zurichois, les mieux payés au monde selon l’étude, et près de cinq fois par rapport aux Parisiens ou aux Allemands. Si l’on ajoute à cette faiblesse salariale le fait que la ville de Pékin n’est ni chère ni bon marché, le pouvoir d’achat des habitants de la capitale chinoise se situe sans surprise en bas de l’échelle.

A l’opposé, on retrouve le Luxembourg, les villes suisses (Zurick, Genève) et américaines (New York City et Miami). « Les villes de Zurich et de Genève se sont nettement renchéries, en raison de la forte appréciation du franc suisse depuis le changement de cap dans la politique monétaire de la banque centrale helvétique intervenu mi-janvier, explique l’économiste en chef d’UBS. En revanche, les villes de la zone euro sont devenues plus abordables avec la dévalorisation de la monnaie unique face au dollar. Paris est nettement moins chère qu’il y a trois ans ». Berlin occupe la dixième position et Paris se retrouve à la 17e place, comme en 2012, date de la dernière étude d’UBS. Mais les habitants de la capitale française ont vu leur pouvoir d’achat reculer d’environ 2% depuis trois ans. Si le niveau des prix a chuté de plus de 12% entre 2012 et 2015, les salaires ont dégringolé de près de 20%.

Source : Le Figaro



repondre Réagir à cet article    

Les commentaires (0)

> L'ARTICLE EN IMAGE
> L'AUTEUR
> Audience
  • 70 visites
> Faire suivre l'info

ARTICLES SIMILAIRES


 
Administration