L'article

9
sept
2015

Un patch intelligent pour lutter contre le diabète

Le diabète est caractérisé par un excès de sucre dans le sang. On parle d’hyperglycémie chronique qui est toxique pour les organes lorsqu’elle n’est pas corrigée et que la glycémie reste donc élevée le jour et la nuit. Avec le temps, celle-ci endommage les vaisseaux sanguins et les nerfs de tout l’organisme. C’est pourquoi le diabète est à l’origine de diverses complications affectant tous les organes du corps humain.

On retrouve donc des atteintes au niveau des vaisseaux, les macro-angiopathies pour les vaisseaux de gros diamètre et les micro-angiopathies pour les plus petits, au niveau des yeux (rétinopathie diabétique), au niveau des reins (néphropathie), au niveau des nerfs (neuropathie diabétique) et au niveau de la peau ainsi que des complications infectieuses.

Toutes ces complications chroniques peuvent mener à un décès prématuré et engendrer de graves traumatismes comme les amputations de jambes ou la perte de la vue (cécité). Les diabétiques doivent donc être vigilants et pratiquer dans certains cas une auto-surveillance glycémique et consulter régulièrement le médecin généraliste ou les spécialistes (diabétologue, ophtalmologue, cardiologue, podologue..). En outre, il existe des complications aiguës du diabète qui peuvent mener au coma et, rarement, au décès en l’absence de traitement adapté.

Des micro-aiguilles mises au point en Caroline du Nord délivrent de l’insuline automatiquement en fonction du taux de glucose dans le sang. Dans un article publié le 19 mai dernier, dans la revue de l’Académie des sciences des Etats-Unis (PNAS), une équipe américaine de l’université de Caroline du Nord a développé un patch « intelligent », qui permet de réguler le taux de glycémie dans l’organisme. Testé sur des souris avec un diabète de type 1, il permet par des micro-aiguilles équipées de vésicules, 10 fois plus petites qu’une bactérie, de libérer de l’insuline dans l’organisme. Néanmoins, la commercialisation du produit n’est pas prévue avant quelques années, de l’aveu même de l’équipe de recherche.

Le patch dont l’usage est indolore, selon les responsables de l’étude, réagi directement au taux de glucose dans le sang. Lorsque celui-ci augmente trop, le corps tente de décomposer les molécules de glucose par oxydation. Ce qui entraine une baisse locale du taux d’oxygène. Dans cet environnement hypoxique (avec peu d’oxygène), les vésicules, composées d’acide hyaluronique, s’ouvrent en réaction au manque d’oxygène et libèrent de l’insuline et du glycose oxydase pour accélérer la dégradation du glucose sanguin.

D’après l’étude, le patch réagit plus rapidement que les autres technologies de régulation de la glycémie, qui détectent la hausse du PH (conséquence de la production d’acide gluconique pendant une hyperglycémie). En effet, 30 minutes après une ingestion massive de glucose, le taux de glycémie dans le sang a été divisé par 3 pour rester stable, au niveau de la norme, pendant les 4 heures suivantes. « Avant de réaliser les premiers tests chez l’homme, nous allons essayer de reproduire les mêmes résultats chez d’autres animaux. Si cela fonctionne, il y aura probablement une mise sur le marché », explique au Figaro Pr Jicheng Yu, responsable de l’étude. Pour l’équipe de recherche, cette technologie peut améliorer la qualité de vie des diabétiques en leur évitant, plusieurs fois par jours, de surveiller leur taux de glucose.

« J’ai commencé à m’intéresser à cette problématique non seulement à cause du nombre important de diabétiques dans le monde, mais aussi parce que des membres de mon labo et certains de mes proches souffrent du diabète », confie Jicheng Yu, à l’université de Caroline du Nord. Déjà en 2014, le nombre de personnes touchées par le diabète à travers le monde était de 387 millions. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter et dont les prévisions tablent sur 592 millions pour 2035.

Il faut noter qu’il existe deux types de diabète : le diabète de type 1 et le diabète de type 2.

Source : Le Figaro Santé



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