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Violences contre l’ADDEC à l’université de Yaoundé II_21-04-2010
mercredi 21 avril 2010 par webmaster
L’Association pour la Défense des Droits des Étudiants du Cameroun (ADDEC) tient à vous faire un bref rapport
de la célébration de la traditionnelle "Semaine de l’Étudiant " dont
elle s’est donnée pour devoir depuis quatre ans.
En effet en
date de mercredi, 21 avril 2010, quelques membres de l’ADDEC (15 membres
actifs) se sont rendus à l’université de Yaoundé II où ils devaient tenir la
première activité mentionnée dans le communiqué qui a été rendu publique le 13
avril de la même année. La séance de travail de ce jour qui a débutée à 11H00
était axée sur une causerie éducative entre universitaires autour du sous-thème
1 :"Peut-on parler de liberté
d’expression dans les universités camerounaises ?"
Ce thème a été
précédé d’une lecture de trente Droits inscrits dans la déclaration universelle
des droits de l’Homme. Exactement à 12H00, après que le vice président de l’ADDEC,
BENANG André ait passé la parole au public présent, le recteur Tabi Manga de
cette institution d’Etat, tout nerveux et très colérique a fait irruption sur
le lieu (situé sous un coin ombragé à 50 mètres environ en contre haut du rectorat,
accompagné de six collaborateurs assujettis et d’une escouade (la vingtaine)
d’hommes en noir (on dirait le BIR : Bataillon d’Intervention Rapide) tous
armés de gourdins, poignards, d’armes électriques... Ces derniers n’ont pas
tardé à molester copieusement les
Addecistes en laissant sur le plancher le secrétaire aux affaires académiques
de l’ADDEC, le nommé SAPE KOUAMOU Cyrille qui a reçu plusieurs décharges électriques
sur son corps et s’est donc évanoui. Le gros du matériel a été par la suite saccagé
par "une milice déguisée" en
étudiants faisant allégeance au manitou de recteur.
Ces lascars
d’étudiants (une dizaine) à la solde de l’administration universitaire ont
escorté les valeureux membres non violents de l’ADDEC jusqu’à l’entrée
principale de l’université de Soa. On pouvait les entendre dire : "Allez
faire ça ailleurs, pas ici dans notre université. Nous allons vous violenter..."
L’attitude de monsieur le recteur qui assimile l’université publique à son école démontre clairement que nous sommes encore très loin de parler de liberté d’expression dans nos campus, ceci est le reflexe systématique et systémique de nos autorités comme réponse à l’égard de ceux qui porte un élan d’espoir pour ce pays. Nous sommes régulièrement taxé de manipulé et d’opposant, ce que piaillaient la milice estudiantine de Soa.
L’ADDEC restera et mènera sa lutte pour une Université de qualité et un Cameroun vrai, mais les tristement célèbres héritiers du colonialisme passeront.
La réaction officielle de l’ADDEC est à venir.
Bonne lecture et large médiatisation.
Temenou T. A
Censeur N°1/ADDEC
Source : Correspondace de l’ADDEC
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