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25
déce
2014

Violetta : un phénomène inédit sur le marché du jouet

Il s’agit de la 5e licence la plus vendue dans le marché du jouet début décembre. Disney réussit la prouesse de séduire à la fois les petites filles et les adolescentes.

C’est l’un des phénomènes inattendus de l’année : les aventures de Violetta ont rendu folles les jeunes françaises et dopé les ventes de produits sous licences, occupant la 5e place du palmarès (derrière Star Wars, Pokemon, Cars et Mickey). Au point qu’on ne compte plus les ados qui ont choisi de se mettre à l’espagnol cette année pour imiter leur idole.

Après avoir éclos il y a deux ans en Italie et en Espagne, le phénomène s’est imposé dans l’Hexagone l’an passé. Les ados françaises découvrent depuis le mois d’octobre la troisième saison des aventures de Violetta sur Disney Channel, et les rediffusions des deux premières saisons sur NT1 (80 épisodes de 45 minutes par saison). Le concert Violetta en début d’année a accéléré le succès de l’album et les ventes de produits dérivés.

Le succès tient notamment au format innovant de « Violetta » : il s’agit au départ d’une télé novela argentine diffusée pour la première fois sur Disney Channel en 2012. Elle raconte les aventures d’une adolescente de Buenos Aires, Violetta, dotée d’une voix magnifique, qui voyage et part vivre à Madrid. Elle est diffusée en France en version originale, sous-titrée, pour conserver intactes les chansons écrites en espagnol et préserver la latinité de la série. On retrouve de nombreux thèmes et valeurs qui font le succès du géant américain du divertissement : l’amitié, l’amour, la famille, l’affirmation des talents, croire en ses rêves…

Avalanche de produits dérivés

« Au cœur de ce succès, il y a d’abord la musique, constate Jérôme Legrand, vice-président en charge des licences chez Disney France. Ce sont ensuite les fans qui ont fait ce phénomène ». Car pas question pour Disney de lancer une méga-campagne marketing comme cela a pu être le cas sur Avengers ou La Reine des neiges. Les fans de Violetta et des différents artistes ont entretenu le phénomène sur les réseaux sociaux, réclamant eux-mêmes la distribution de produits dérivés. Soit, en France, 1,6 million d’interactions sur Facebook, 138.000 fans sur la page Facebook de Violetta et 1,1 million sur la page Disney Channel. Et pas moins de 112 millions de vidéos vues sur YouTube…

Le phénomène a démarré avec les journaux intimes de Violetta, édités par Hachette et Giochi Preziosi, qui ont fait un carton en librairies. Plus de deux millions de livres ont ensuite été vendus, notamment dans la Bibliothèque Rose, faisant de Violetta la première licence jeunesse en livre. Parallèlement, plus de 435.000 albums ont été écoulés. Sans parler de l’avalanche de produits dérivés aux couleurs de Violetta, de la guitare acoustique (Lexibook), au salon de manucure (Lansay) en passant par les bracelets Loom (Lansay), les vêtements (Sun City), les poupées (Giochi Preziosi), les sacs scolaires ou encore les albums Panini.

Conséquence, un succès musical sans précédent qui a dopé la tournée 2015 de Violetta : 34 dates ont été programmées dont dix au Zénith de Paris. Quelque 200.000 billets ont déjà été vendus. « Nous avons dû doubler le nombre de dates », commente Jérôme Legrand.

Avec Violetta, Disney réussit l’exploit de séduire les adolescentes, un public qui se détourne de plus en plus tôt du marché des jouets et autres produits dérivés. « Seul Disney a construit des succès sur cette tranche d’âge des 7-15 ans grâce à un spectre de produits très large », explique Jérôme Legrand. Des poupées pour les plus jeunes aux jeux vidéos pour les plus âgées, rien n’a été laissé au hasard.

Source : Le Figaro



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